Qu’est-ce que la Boxe chinoise Sanda ?

boxe chinoise sanda

Le sanda est une version modernisée d’arts martiaux chinois très anciens. On peut faire remonter ses origines à l’époque Qin (221 à 206 av. J.-C.) lors de conflits libres sur une arène de combat appelée lei tai, qui ressemble étrangement à la plate-forme utilisée dans les tournois officiels d’aujourd’hui. (L’armée chinoise n’a toutefois pas systématisé le sanda avant la première moitié du vingtième siècle, lorsqu’elle a lancé son premier programme d’entraînement militaire au combat à mains nues.

Les lois sportives sur le sanda ont été élaborées dans les années 1980 dans le but d’adapter cette pratique martiale à l’efficacité redoutable du sport de compétition, en permettant l’expression des méthodes martiales chinoises tout en assurant l’intégrité physique du compétiteur.

L’histoire du sanda

Une discipline relativement nouvelle

Le sanda, dans sa forme actuelle, est un sport de combat relativement récent. Ses racines profondes se trouvent dans les anciens combats libres – dont on trouve des vestiges tout au long de la dynastie Qin (221 à 206 av. J.-C.) – qui se déroulaient sur une aire de combat populaire : le Lei Tai, modèle qui prévaut encore aujourd’hui dans les tournois officiels. Toutefois, ce n’est qu’au XXe siècle que l’armée chinoise a mis en place une structure fonctionnelle. Le Kuomintang (Guomingdang) établit son premier programme d’entraînement militaire au combat à mains nues à l’académie militaire de Huangpu (Guangdong). Le concept devait être développé en étroite coordination avec l’armée soviétique, qui avait mis en place son propre système après la perte de la guerre contre le Japon (1905). Sanshou est le nom donné à l’époque à la nouvelle discipline.

Après la Révolution culturelle, elle a été réglementée et organisée

Interdite pendant la Révolution culturelle, la discipline refait surface sous une nouvelle forme dans les années 1970 : le gouvernement espère utiliser ce sport organisé pour remplacer les combats traditionnels, sans réglementation ni classification par poids. Le sanda, comme tous les arts martiaux chinois, a été standardisé sur une base nationale et, surtout, a bénéficié d’un travail important pour établir des règles sportives appropriées. En janvier 1982, les premières véritables règles formelles ont été formées. Le premier tournoi a été organisé en novembre de la même année. En 1991, les premiers championnats mondiaux ont été organisés.

Distinction entre les applications militaires et civiles

Si l’entraînement militaire autorise la plupart des coups, dans le but d’affiner les compétences de combat au corps à corps et de se préparer à un combat à mort sur le champ de bataille, l’évolution de ce sport dans la société civile se définirait par la construction progressive de règles en limitant la violence. Car, au début, les combats se gagnent par KO ou par abandon, ce qui peut entraîner de terribles blessures. En raison de cette absence de restrictions, la première compétition officielle, organisée à Nanjing en 1928, fut un échec.

Les règles du Sanda

La version sportive moderne du Sanda présente des similitudes avec des disciplines telles que le kickboxing et le Muay Thaï.

La tenue et les protections

Chaque combattant est habillé d’un short et d’un T-shirt ; les chaussures ne sont pas autorisées. Un casque, des gants, des protège-tibias et protège-pieds, une coquille (pour les parties génitales), un plastron et un soutien-gorge avec coquille pour les femmes sont obligatoires pour les compétitions amateurs.

Les coups autorisés

  • Les balayages de face ou de dos.
  • Les projections à l’aide d’une ou des deux mains.
  • Les coups de pied sautés au visage, au corps et aux jambes.
  • Les coups au visage ou au corps.

Les coups interdits

  • Les coups de pied (ou de poing) derrière la tête, le cou, les articulations et la colonne vertébrale sont interdits.
  • Les coups de tête, de genou et de coude
  • Les approches de dislocation
  • Les assauts au sol sur l’adversaire

Le temps de combat

Le combat peut durer de 2 à 5 rounds de 2 minutes, selon les règles. Un arbitre est sur le champ de bataille, et quatre autres sont dispersés autour pour compter les points. Le combat est décidé par KO, abandon, ou points. L’aire de combat : la plate-forme du modèle Lei Tai doit faire 8m2 (8 par 8) et être surélevée de 60 cm.

Le Sanda fait-il vraiment partie de la boxe ?

Les mouvements offensifs de base des arts martiaux chinois comprennent le Ti et le Da, coups de pied, balayages, genoux, coups de poing, paumes, coudes et avant-bras. Le cerveau de trop de gens a été embrouillé par des mythes, des histoires et des superstitions. Ces bases sont en fait du « kickboxing ». Ainsi, l’une des raisons pour lesquelles les arts martiaux chinois essaient toujours de dire qu’ils ne ressemblent pas au « kickboxing » et utilisent l’expression de manière péjorative pour maintenir les étudiants de base ignorants des réalités du combat. Cela n’a plus un impact sur autant de personnes que par le passé.

Les compétitions de Sanda

Les compétitions individuelles de Sanda sont autorisées. Toutefois, contrairement au Sanshou, le grappage et le ciblage de régions cruciales du corps telles que le cou, les yeux, l’entrejambe et l’arrière de la tête ne sont pas autorisés. Les mouvements autorisés du Sanda comprennent les coups de poing, les coups de pied, la lutte, les saisies, les projections, les balayages de jambes et les coups de coude et de genou dans certaines épreuves. Pendant les combats, les compétiteurs doivent appartenir à la même catégorie de poids et porter des vêtements de sécurité.

Le Sanda sur les champs de bataille

L’un des avantages de la pratique de la boxe chinoise est qu’elle vous permet de vous mesurer à des adversaires de différents niveaux. De plus, et comme son nom l’indique, un pratiquant peut utiliser des coups de pied pour attaquer et mettre à terre ses adversaires. Si l’adversaire semble se rapprocher, un pratiquant de Sanda peut porter toute la force des attaques en utilisant les paumes, les poings, les coudes, les genoux, etc. Enfin, si deux combattants se font face, les athlètes peuvent continuer à utiliser les blocages d’articulation et d’autres techniques similaires. Le concept ici est que, malgré le fait que le combat se déroule à des distances différentes. Un pratiquant de kick boxing chinois aura un large éventail d’outils et de possibilités à sa disposition.

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