Qu’est-ce que la boxe thaï ?

boxe thai

La boxe thaïe, souvent connue sous le nom de Muay Thai ou boxe thaïe, est un art martial des pieds. C’est peut-être la forme de boxe la plus complète puisque vous utilisez toutes les parties de votre corps pour frapper votre adversaire. La boxe anglaise utilise les poings, la boxe française utilise les pieds et les poings, tandis que la boxe thaïe utilise les coudes et les genoux. C’est sans aucun doute la boxe la plus populaire en Asie du Sud-Est, dépassant largement la boxe birmane et khmère. Elle dérive d’arts martiaux ancestraux comme le muy boran et le krabi krabong. Boudée par les Occidentaux et les terrifiant un peu par sa férocité, elle s’est aujourd’hui largement démocratisée et on trouve des clubs dans toutes les grandes villes d’Europe et d’Amérique du Nord.

L’histoire de la boxe thaïlandaise

En Thaïlande, la genèse, l’histoire ancienne et l’image du Muay Thai sont présentées de manière standardisée dans une abondante littérature. Les premiers documents historiques qui témoignent d’habitudes de boxe antérieures au XIXe siècle sont pour la plupart inspirés des chroniques royales, qui ont été révisées à de multiples reprises (notamment sous Rama I) suite à la destruction du XVIIIe siècle. Bien qu’il soit difficile de confirmer l’historicité des légendes et la genèse du muay-thai d’un point de vue thaïlandais, il est désormais connu et accepté que le Thaï a hérité des arts martiaux khmers (Kbach Kun Boran Khmer) suite à la victoire d’Ayutthaya sur le royaume khmer d’Angkor, dont il était jusqu’alors le vassal. Il ne faut pas négliger le puissant contenu idéologique, notamment nationaliste, qui préside à la représentation des racines, du passé ancien et de l’image moderne du Muay-Thai en Thaïlande.

Lorsque le roi Sen Muang Ma est mort en 1411, ses deux fils, Ki et Fang, ont voulu prendre le pouvoir, selon la légende. Comme leurs troupes ne parvenaient pas à s’entendre sur un champ de bataille, ils décidèrent de régler leur différend par un duel. Chaque équipe choisit son meilleur boxeur. “Ki” est monté sur le trône après avoir vaincu l’homme de Fang. Son habileté au combat de guerrier a fait école.

Le Muay Thaï a été utilisé dans l’entraînement militaire au XVIIe siècle. Le roi Naresuan le Grand (r. 1590-1605) aurait soutenu son utilisation à ce titre. Il a connu sa plus grande popularité au début du XVIIIe siècle, sous le règne de Pra Chao Sua, connu sous le nom de « Roi Tigre ». C’était l’activité préférée de la population, et des combats étaient organisés régulièrement dans chaque communauté. Le monarque, qui était un excellent boxeur, s’amusait à défier les champions locaux ! Les combattants de l’époque défendaient leurs poings en bandant leurs mains avec du crin de cheval. Plus tard, le crin a été remplacé par des bandes de coton collées. Comme coquille, on utilisait des coquillages ou de l’écorce d’arbre ! Des morceaux de verre pouvaient parfois être fusionnés dans la colle du bandage avec l’accord des deux protagonistes. À l’époque, il n’y avait pas de catégories de poids ni de limites de durée pour les combats. Selon le folklore, Na Khanom Tom, un soldat et boxeur enlevé par les Birmans en 1767, fut opposé à dix champions birmans, qu’il battit tous. Il est devenu un héros national et, chaque année, à l’occasion de la « Nuit des boxeurs », les Thaïlandais lui rendent hommage. La boxe thaïlandaise fut interdite en 1921 car jugée trop dangereuse. Puis, vers 1930, elle renaît en adoptant les règles de compétition et les tactiques de combat de la boxe anglaise (gants de boxe, ring, récupérations, interdiction des coups de tête, etc.)

Le Muay Thai, sport national et industrie légitime, fait vivre de nombreuses personnes : combattants, enseignants, commerçants, etc. Cette entreprise commerciale massive est administrée par deux groupes composés de promoteurs qui planifient les combats quotidiennement. Le nombre de pratiquants est estimé à plus d’un million, et des centaines de combats ont lieu chaque semaine dans le pays. De nombreux champions occidentaux (farangs) s’installent en Thaïlande pour participer pleinement à ce sport.

L’équipement en boxe thaï

Vous êtes probablement à la recherche du club le plus proche, maintenant que vous avez une idée, même si elle est très vague, de ce qu’est ce sport et de ce qu’il représente. Mais, avant de vous inscrire, voyons tout ce dont vous aurez besoin pour commencer. Vous aurez besoin des articles suivants sur votre liste de courses :

  • Des gants et des bandes de boxe.
  • Des protèges tibias.
  • Une coquille.
  • Un protège dents.
  • Un casque.

Les règles de la boxe thaïlandaise

Les points sont attribués en fonction des critères d’évaluation suivants :

  • Avantage écrasant : dix points à sept.
  • Net avantage : dix points à huit.
  • Léger avantage : dix points à neuf.
  • Égalité : chacun des deux protagonistes reçoit 10 points à chaque round.
  • Combativité et capacité d’assaut.
  • Capacité défensive.
  • Technique, précision, puissance et dégâts créés par chaque coup.

Lorsque les deux boxeurs marquent le même nombre de points, le vainqueur est déterminé par celui qui est jugé le plus belliqueux.

Pénalité : L’arbitre a le pouvoir de déduire un point chaque fois qu’un combattant commet une erreur grave ou petite mais répétée.

Une victoire dans un combat de boxe thaïlandaise

  • Aux points.
  • Par K-O de l’adversaire qui est tombé ne se relève pas dans les 10 secondes.
  • Par K-O technique : l’arbitre arrête le combat parce qu’un athlète est incapable de continuer ne se présente pas après la sonnerie subit une blessure qui l’empêche de terminer le combat suite à une décision du médecin, suite à une blessure par abandon : Un des combattants déclare qu’il ne veut pas continuer le combat après que son adversaire ait été disqualifié pour faute grave par une décision des juges : A l’issue du combat, le boxeur ayant obtenu le meilleur score est déclaré vainqueur par les juges.

Les coups autorisées

  • Les coups de poing, les coudes, les genoux et les coups de pied sont tous autorisés.
  • Le clinch peut être assez long, et il est fréquemment le lieu de coups de genou. Il peut également donner lieu à une projection ou être interrompu par l’arbitre.
  • Le tibia est fréquemment utilisé pour donner le coup de pied circulaire à différentes hauteurs (tête, tronc et cuisses).
  • Le coup de pied circulaire semble être le plus répandu et est fréquemment appelé le « coup de pied de base » du combattant de compétition.

Les coups interdits

  • Commettre toute action illégale qui pourrait mettre en danger l’adversaire.
  • Frapper délibérément les parties génitales.
  • Éviter habilement les attaques de l’adversaire, par exemple en feignant de s’effondrer, en se glissant sous les cordes ou en se cachant derrière l’arbitre.
  • Se battre en s’agrippant à une corde.
  • Profiter des cordes pour s’aider.
  • Avec le pouce, frapper l’œil.
  • Mordre ou cracher.
  • Tirer sur ses cheveux.
  • Lorsque l’adversaire est à terre, lorsqu’il se relève, ou à la fin du round, frappez-le.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *